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changing ([personal profile] changing) wrote2005-04-11 04:01 pm

L'évolution des théories en organisation

Systèmes et structures

Un système est un ensemble de parties coordonnées en vue d'accomplir un ensemble de buts
Une structure est l'ensemble des fonctions et des relations déterminant formellement les missions que chaque unité de l'organisation doit accomplir, et les modes de collaboration entre ces unités
La théorie des systèmes est une grille d'analyse des structures de l'entreprise et de leur fonctionnement

Les principaux apports de la théorie des systèmes

— Il est au moins aussi important d'identifier l'ensemble, la totalité des éléments
et des relations entre les éléments que d'analyser indépendamment les attributs
de chacun.
— Dans un système ouvert (l'entreprise par exemple), il n'y a pas de « solution
exclusive » pour atteindre un état final donné (transposition du principe d'équi-finalilé des systèmes ouverts. — L. von Bertalanffy).
— L'information, entropie négative d'un système : (« négeniropie — L. Brilloin) est un moyen de créer de l'ordre avec du désordre
— Un système fermé non statique est soumis au deuxième principe de la
thermodynamique, c'est-à-dire que le désordre croît nécessairement alors qu'un système ouvert (à son environnement) résiste à la croissance du désordre par apport d'entropie négative (information) : justification « théorique », confirmée par les faits, de l'utilité de la démarche marketing.
— L'effet retour (« feed-back ») conduit à ce que l'information générée par une
variable sortante d'un système affecte a son tour (d'une façon positive ou négative) le flux entrant. (N. Wiener).
— L'arborescence est "un des schémas structurels essentiels qu'utilise l'architecte de la complexité" (A. Simon).
— L'organisation sociale et culturelle est le niveau le plus élevé dans l'échelle de complexité croissante des systèmes
— Frontières et objectifs définissent un environnement du système (J. L. Lemoigne).
— Un système est adaptatif s'il sait réguler ses apports de négentropie (d'information) pour maintenir son évolution en direction de ses. objectifs (J. L. Lemoigne).

Les implications pratiques pour l'entreprise
1. Une structure doit être conçue globalement.
2. II n'existe pas une structure idéale.
3. Une structure pour être facteur «d'ordre » (de plus grande efficacité) doit être conçue ouverte sur l’extérieur et irriguée d'informations.
4. Le fonctionnement même d'une structure va générer des effets retour dont il faudra tenir compte en organisant des processus d'ajustement.
5. L'arborescence et la «boîte noire » (« sous-systèmes») sont deux approches de base pour la conception d’une structure.
6. La définition d’une structure d'organisation sociale doit tenir compte a priori des attentes du « niveau de complexité directement inférieur », c’est-à-dire de l’individu, de ses performances, de ses interprétations des symboles, des images, de ses objectifs, etc.
7. Structures et objectifs ne peuvent être dissociés ni au moment de leur première définition ni pendant leur « vie ».
8. Pour survivre, une structure doit rester « ouverte » et s'adapter en régulant ses rapports avec l'extérieur.
9. Le système d'information, sa pertinence, ses performances sont au coeur de la gestion efficace d'une structure, et de son adaptation au contexte. Ce n'est d'ailleurs pas par hasard que la majorité des efforts « d'organisation » des entreprises se concentrent de plus en plus sur les systèmes d'information.

La démarche demande, en permanence, le maintien, sur tous les plans, de la cohérence
mieux vaut une structure,globalement cohérente, et cependant composée de sous-systèmes aux performances moyennes, qu'un ensemble composé de sous-ensembles très performants mais fort peu cohérents entre eux

Collectif « guide du management » Le Seuil 1992